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Le burkini en piscine est «un non-sujet», insiste Éric Piolle à Grenoble

“Le burkini est un non-sujet”, a affirmé lundi le maire de Grenoble, Éric Piolle (EELV), alors que sa municipalité s’apprête à voter une modification du règlement des piscines qui pourrait autoriser ce vêtement de bain controversé. “Depuis une dizaine de jours, on entend une énorme polémique gonfler partout autour du burkini et de Grenoble”, déplore l’élu dans une vidéo sur Twitter, le sujet étant inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal prévu le 16 mai. Selon Éric Piolle, il ne s’agit que “d’assurer l’égalité d’accès aux services publics, et la liberté de se vêtir ou se dévêtir, dans le respect de l’hygiène et de la sécurité”.

Des “débats d’une extrême violence”

Le règlement des piscines devrait être “juste un progrès social pour que les femmes puissent venir se baigner les seins nus comme les hommes et pour que les maillots couvrants pour se protéger du soleil soient autorisés, et pour que les burkinis soient autorisés aussi”, dit-il. “En fait, on s’en fiche de savoir si c’est un maillot couvrant, s’il est là pour se protéger du soleil, s’il est là pour raison religieuse, ça ne nous regarde pas”, insiste le maire, déplorant des “débats d’une extrême violence” ces derniers jours.

Si elle est votée, la modification de règlement entrerait en vigueur “dès le 1er juin”, juste à temps pour l’ouverture estivale des piscines municipales.

Un conseil municipal explosif

L’annonce de l’inscription de ce thème explosif à l’ordre du jour du 16 mai a d’ores et déjà suscité une levée de boucliers de l’opposition grenobloise et provoqué l’ire du président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, qui menace de priver la ville de subventions régionales.

Une pétition rassemblant plus de 1.800 signatures dénonce par ailleurs “une attaque indirecte contre l’égalité femmes-hommes” et exige la suppression de ce point de l’ordre du jour du conseil municipal.




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