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Pourquoi les contrôles d’hygiène chez les industriels sont-ils inefficaces ?


Maud Descamps

, édité par Gauthier Delomez

La multiplication des alertes sanitaires dans les pizzas, les chocolats et les fromages révèlent des failles dans la fabrication de certains produits industriels. Mais la DGCCRF, qui est chargée de contrôler, manque de moyen pour assurer sa mission. Selon une association, il faut revoir le système de contrôle.

Des traces de bactérie E.coli dans des Pizzas Buitoni, une suspicion de salmonelle dans des chocolats Kinder, des fromages de la marque Graindorge rappelés pour risque de listériose : les alertes sanitaires se succèdent ces derniers jours en France. Et face à cette multiplication des alertes, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui est chargée des contrôles reconnaît que les enquêteurs ne sont pas assez nombreux pour faire correctement leur travail. La DGCCRF a en effet perdu 440 postes ces dix dernières années.

La défaillance de l’autocontrôle

Dans certains départements, il n’y a parfois qu’un seul agent pour couvrir toute la zone. Les contrôles alimentaires sont en réalité effectués par les industriels dans leurs propres usines, ce qu’on appelle les autocontrôles. Mais pour Ingrid Kragl, de l’association Foodwatch, ce système est défaillant. “Les géants de l’agroalimentaire semblent un peu tombés des nues. C’est assez étonnant parce que forcément, ils ont fait des prélèvements, des autocontrôles. Comment se fait-il que depuis des semaines, on ait cette flopée de personnes malades et qu’ils n’aient rien vu passer ?”, s’interroge-t-elle au micro d’Europe 1.

Ingrid Kragl tire la conséquence que “clairement, le système de d’autocontrôle ne marche pas puisqu’il n’a rien vu passer. Malheureusement, les consommateurs sont toujours en bout de chaîne et informés trop tard.” L’association et certains élus réclament une plus grande sévérité, dont les sanctions envers ces industriels, mais aussi la création d’une seule et unique autorité chargée de la sécurité alimentaire. Ce n’est pas encore le cas aujourd’hui : ce sont les ministères de l’Économie et de l’Agriculture qui se partagent la tâche.



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