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quatre questions sur l’impact écologique et sociétal du chocolat


Solène Leroux avec Perrine Brami
, modifié à

Pâques approche, c’est le moment de parler chocolat ! Après Noël, c’est à Pâques que nous mangeons le plus de chocolat. Mais alors, comment en choisir de qualité, bio, équitable ou même 100% Français ? La chroniqueuse de Bienfait pour vous, Perrine Brami, nous donne quelques pistes pour se régaler, tout en respectant la planète.

Pourquoi le chocolat a un fort impact écologique et social ?

Le cacaoyer est un arbre originaire d’Amérique du Sud qui pousse uniquement sous un climat chaud et humide, ce qui implique l’importante empreinte carbone pour le chocolat. De la culture à la récolte, en passant par la transformation, le transport et l’emballage, toutes les étapes de sa production émettent des gaz à effet de serre : cinq kilos de CO2 environ pour un kilo de chocolat. 70% de ces émissions viennent de la production de cacao, car pour répondre à la demande mondiale, les producteurs défrichent souvent la forêt primaire, tout particulièrement en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire, par exemple, qui est le premier exportateur mondial de cacao, a perdu 80 à 90% de ses forêts en 60 ans.

La culture de cacao demande aussi beaucoup d’eau. Il faut 3.400 litres d’eau pour produire une seule tablette de chocolat. Enfin, l’impact social du chocolat ne peut être négligé. Selon l’Unicef, 300.000 enfants travaillent dans les exploitations de cacao en Afrique de l’Ouest. Souvent, les producteurs sont payés une misère.

Peut-on consommer responsable ?

Seulement à condition de bien choisir son chocolat. Il faut d’abord privilégier les labels : le label bio en priorité pour garantir la traçabilité des fèves, mais aussi des labels de commerce équitable comme Max Havelaar ou Fairtrade. Parmi les chocolats les plus exigeants, on peut également compter sur la marque Ethiquable, qui a un cahier des charges très strict sur la rémunération des producteurs. La marque Alter Eco s’engage aussi à replanter des arbres pour reboiser les plantations de cacao. Ils revendiquent près de 500 arbres replantés par an pour compenser leur empreinte carbone.

Les chocolatiers indépendants, la solution ?

Un bon indicateur : repérer si votre chocolatier pratique le bean to bar, c’est-à-dire de la fève à la tablette. Les artisans qui utilisent cette technique travaillent la fève brute pour la transformer dans leur atelier. Il ne faut d’ailleurs pas hésiter à poser directement la question à votre chocolatier, à propos de la provenance de ses fèves.

Un chocolat français est-il possible ?

Certains chocolatiers français tentent l’aventure d’un chocolat 100% Français. C’est le cas de la marque Choc-hola à Nantes. Leurs produits sont très exigeants sur la qualité et ils travaillent en direct avec des producteurs du Mexique et d’Haïti. Mais il y a quelques années, ils ont tenté de fabriquer un chocolat avec les fèves d’un cacaoyer plantées dans la serre tropicale du parc situé juste à côté de leurs locaux. Une expérience réussie, même si ça n’a ramené que 300 grammes de chocolat.

Le chocolat des Français a de son côté une production plus conséquente, avec une tablette tricolore baptisée Cacaorico. Elle est fabriquée avec des fèves qui viennent de France, de Guyane en particulier. Une marque également équitable puisqu’elle dépend du droit du travail français. Les trois fondateurs de cette marque souhaitent à terme que toute leur production soit fabriquée avec des cacaos produits en Martinique, en Guyane et à La Réunion.



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